Les définitions d’image

SD, 4K, Ultra-HD, on est envahi d’acronymes. Un petit tour des différentes définitions utilisées en télévision et cinéma.

Tout d’abord, une image, trouvée sur le net :

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Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand

Elle est immense et présente toutes les dimensions d’images qu’on utilise actuellement, dont un format hors catégorie : le 28K (en jaune).

Voici un zoom sur les parties intéressantes, c’est à dire sur celles qu’on rencontre le plus habituellement :

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La définition d’une image est le nombre de pixels qui la compose. Pour bien comprendre la logique derrière les choix techniques pour arriver à de tels formats, le mieux est de reprendre les choses dans l’ordre chronologique.

Les formats SD : le PAL et le NTSC

Ces deux formats sont les principaux formats SD (Standard Definition). Apparus dans les années 50-60, ils sont encore utilisés de nos jours, mais tombent en désuétude depuis l’arrivée de la HD. Cela dit, de nombreuses chaînes de télévision diffusent encore en SD, même dans les pays les plus technologiquement avancés.

Le NTSC fait 720 x 480 pixels, à 29,97 images / secondes. Il est utilisé aux États-Unis et au Japon, principalement.

Le PAL a des dimensions un peu plus grandes, 720 x 576 pixels. Par contre, sa cadence n’est que de 25 images / seconde.

Les bandes magnétiques DV, Beta SP, BetaNum, etc. peuvent être utilisées dans l’un ou l’autre de ces deux systèmes. Ces formats sont encore utilisés pour les DVD.

On notera aussi qu’il existe une variante du NTSC à 23,98 images / seconde. Elle permet de diffuser sans transcodage les films tournés à 24 images / seconde. Pour passer du NTSC 23,98 au NTSC 29,97, on utilise un pulldown, c’est-à-dire qu’on double certaines images. Ce système est pratique, car on peut ainsi retirer ces doublons d’images et se retrouver avec le NTSC 23,98 d’origine.

La HD : 1080 et 720

À la fin des années 90, quand on a commencé à utiliser le format HD (1920 x 1080 pixels), il était très lourd. Donc, on a inventé un format intermédiaire, le HD 720 (pour 1280 x 720 pixels), qui est désormais de moins en moins utilisé.

Notons que ces deux formats sont en 16/9. Ces formats (et ceux qui les suivent) peuvent être tournés à 24, 25,  30, voire 60 images / secondes (et il ne s’agit que des cadences les plus courantes, il y en a plein d’autres).

Le 2K

Ce format est utilisé en cinéma. Il fait 2048 x 1080 pixels. Histoire de faire simple, il faut savoir que le terme 2K (= 2 000) fait  référence à la largeur de l’image, alors qu’en HD, le 1080 et le 720 font références à la hauteur. Il existe des variantes dans des ratios différents (comme le 2048 x 858, qui est un 2:39, format proche du cinémascope).
Ce format est en particulier utilisé pour la diffusion en salle par DCP (cinéma numérique).

La 4K

Ce format est tout simplement une image avec le quadruple de pixels que le 2K, soit 4096 x 2160. Il est encore assez lourd pour les machines actuelles en postproduction. Il a lui aussi des variantes pour les divers ratios. Il n’est utilisé qu’en cinéma numérique, car la télévision a son propre standard :

L’Ultra-HD (UHD)

Abusivement appelé 4K, il est le double en largeur et en longueur de la HD, soit 3840 x 2160. C’est lui qui est utilisé dans les téléviseurs dits “4K” (mais qui sont donc en fait UHD, si vous avez bien suivi).

L’Ultra-HD 8K

Allez, on double encore les dimensions, pour arriver au 7680 x 4320. Encore en expérimentation, une postproduction en 8K relève d’un sacré défi (et d’un intérêt encore limité…).

Et les 3K, 5K, 6K, 9K et autres 28K de l’image en-haut de l’article, c’est quoi ?

Ce sont les formats utilisés par certaines caméras (de la marque RED principalement). L’idée est de tourner dans des formats un peu plus grands que ceux de projection, afin de pouvoir zoomer un peu dans l’image et donc ajuster le cadre sans perte de qualité. La postproduction de ces formats demande de puissantes machines et pas mal de temps de calcul.

Article actualisé le 4 août 2016

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2 Commentaires

  1. Pour reprendre mon commentaire sur l’article “quel logiciel de montage choisir” j’ajouterais que sur un mac pro on arrive a monter de la 6K en 1/2 sur Premiere et de la 4K en full donc pareil dire que la 4K est encore trop lourd pour les ordinateurs d’aujourd’hui c’est avoir un train de retard…….

  2. Je me suis mal exprimé, peut-être. Il est bien sûr possible de monter en 4K ! Cela nécessite tout de même d’avoir des machines récentes et puissantes (comme le nouveau Mac Pro, en effet).
    Ce site est destiné, entre autres, aux gens de la production, donc je voulais juste qu’ils aient conscience qu’un montage et un étalonnage en 4K, c’était quand même pas la même chose qu’un montage en HD, qui est une routine. Cela nécessite donc de l’anticiper et de s’assurer d’avoir le matériel adéquat. De fait, la station de montage achetée par la production il y a 3 ans (mais qui tourne cela dit très bien) ne suffira peut-être pas pour un passage au 4K. Je voulais juste faire remarquer que le 4K, c’est tout de même 4x plus lourd que la HD à gérer, surtout en étalonnage. Mais oui, les bonnes machines actuelles peuvent sans problème travailler en 4K. Encore heureux !

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